8 MAI 2013 dans notre commune

Publié le par CONTES AVENIR

8 MAI 2013 CONTES la POINTE (1)Chers Anciens Combattants,
Mesdames et Messieurs les Membres des Corps Constitués,
Chers Amis élus,
Mesdames, Messieurs,
Vous le savez, je me suis clairement positionné pour que chaque date de commémoration soit conservée. La date du 8 mai 1945 que l’on commémore aujourd’hui marque la fin d’une immense tragédie humaine.
 
 
Devant nos monuments, la France rend hommage à toutes les victimes emportées par cette tragédie et qui n’ont pu vivre ce jour de liberté. Elle exprime sa gratitude à ceux et celles qui, chacun à leur manière, ont dit « non » à l’ennemi. Elle renouvelle sa reconnaissance à tous ces soldats venus d’au-delà des mers pour sauver la Liberté. 8 MAI 2013 CONTES MONUMENT CERAGIOLI (2)
 
Les conflits naissent souvent de l’ignorance de l’autre. Du repli sur soit naît la tentation de développer sa propre vérité puis de la rendre peu à peu hégémonique. Le nazisme a créé une réalité que l’on sait : la dénomination de la force et de la peur, l’enrôlement et le travail forcés, les camps de concentration et d’extermination…
 
Une réalité qui s’est écroulée au milieu de ruines, dans le fracas des armes.
 
La capitulation de l’Allemagne Nazie, le 8 mai 1945 est gravée dans la mémoire de tous les peuples. Elle signifie la fin d’une immense tragédie et la défaite d’une idéologie barbare. Pour avoir, cette année encore, visité les camps de concentations avec des élèves, je mesure combien un changement peut être brutal et rapide.
 
8 MAI 2013 CONTES SCLOS CERAGIOLI (1)63 ans après cette journée hautement mémorable, La France se souvient, de ses enfants tombés au champ d’honneur et de toutes celles et de tous ceux qui payèrent de leur vie, le prix de la liberté. Nous leur rendons, aujourd’hui un hommage empreint de gratitude et d’émotion.
 
En tant que Gaulliste je pense, nous pensons au Général de Gaulle et à tous les combattants de ces sombres années qui permirent d’être au rendez-vous de la victoire.
 
Nous pensons aux Français Libres et aux Résistants de l’Intérieur, aux Déportés, aux Prisonniers et aux internés, aux blessés, aux veuves et aux orphelins, à nos compatriotes contraints au travail en pays ennemi et aux réfractaires.
 
" Plus jamais ça ! " Cette phrase, cri du coeur, de joie et de colère mêlées, retentit en France quand, le 8 mai 1945, est signé à Berlin l’acte solennel de capitulation qui met fin
 
à la seconde guerre mondiale. Ainsi prenaient fin ces années de terreur, de souffrance, de douleur, de spoliation irréparables.
 
" Plus jamais ça ", ces trois mots résonnent encore en chacun de nous. La tragique entreprise hitlérienne, fondée sur la haine, la xénophobie, conduisit au massacre organisé, planifié, calculé de millions de juifs, tsiganes, opposants politiques et entraîna des millions de morts dans les combats.
 
Plus de 60 ans après le 8 mai 1945 nous sommes toujours aussi ardents pour évoquer ce qu'a été la seconde guerre mondiale pour la France et pour l'Europe.
 
Tout simplement parce que nous sommes et nous serons toujours débiteurs de celles et ceux qui ont répondu alors à l'appel de la Nation, qui ont fait leur devoir, qui se sont engagés pour relever le pays, lui assurant sa place et son avenir dans le Monde.
 
8 MAI 2013 CONTES la POINTE (2)N'oublions pas 1941, il y a 67 ans : le serment de Koufra, les premières liaisons aériennes Angleterre-France, le réseau du Musée de l'Homme, le ralliement des territoires lointains, les débuts de la presse résistante, la constitution du Comité National Français, les exécutions du Mont Valérien, les fusillés de Châteaubriant, la grève des mineurs du Pas-de-Calais.
 
Le sens du Devoir, l'esprit de solidarité et de fraternité, l'abnégation et le courage ont constitué le socle de la Résistance extérieure et intérieure.
 
Ce sont ces valeurs, portées par tant d'hommes et de femmes qui ont permis à la France d'être présente à Berlin le 8 mai 1945 pour recevoir la capitulation de l'Allemagne nazie.
 
Ce sont ces mêmes hommes et ces mêmes femmes qui, après avoir fait gagner la France, se sont engagés dans un nouveau défi : construire une Europe de Paix, de Sécurité et de Progrès. Ils y sont parvenus.
 
Aujourd'hui deux obligations s'imposent à nous :
 
La première relève du travail de mémoire, il s'agit de transmettre à notre jeunesse en relation avec l'Education Nationale les valeurs de la République, celles de la Démocratie, l'attachement à la Nation, les droits de l'Homme et du citoyen, le sens du Devoir.
 
La seconde est de bâtir un avenir à notre Pays, dans le cadre européen élargi, sans jamais oublier notre Histoire, ni ce qu'est la France.
 
Souvenons-nous, en ce cinquante et unième anniversaire de la signature du Traité de Rome, que la philosophie de ce texte, portée par les « Pères de l’Europe », a donné naissance au « Marché commun », ancêtre de notre Union Européenne et au rapprochement des pays et des hommes.
 
Il est important de rappeler, en ce jour, et à la veille de La Présidence Française de l’Union européenne, que les grands pays européens ne se font plus la guerre depuis 63 ans, durée presque unique dans l’Histoire de ce continent, et que cette paix aurait été inimaginable sans ce nouveau contexte.
 
Il importe que dans un monde globalisé, incertain, inquiétant, cette Europe, née d’un conflit mondial, soit sauvegardée, renforcée pour continuer à assurer cette paix que nous devons à nos enfants en mémoire de tous ceux qui sont morts pour elle.
 
Rappelons-nous enfin cette idée qui dictait la conduite de ce symbole de la Résistance que fut Jean Moulin : Chercher ce qui vous unit plutôt que ce qui vous divise.
 
Aussi, en ce jour devant notre monument, nous pensons à tous les combattants de ces sombres années qui, ainsi unis par un même idéal, nous ont permis d’être au rendez-vous de la Victoire.
 
En mémoire de ces combattants morts pour une France libre, et que Vive la France dans une Europe Unie, je vous demande d’observer une minute de silence. Pour ceux qui n'ont pas pu se déplacer, d'avoir une pensée pour eux.
 
Vive la France.
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